Habiter un espace comme une surface déterminée dans un monde indéterminé. Les étendues des airs, les nuages, les tracés de rues, les déambulations sont des sujets qui interpellent mes travaux.
Pour moi habiter un espace, un territoire de création, c’est se nourrir d’un mouvement et l’expression de ce mouvement passe par le dessin.
Dessiner un mouvement, je ne le conçois pas comme une finitude. Pour autant c’est pour moi lui donner une forme et donc c’est habiter l’espace par des gestes menant à une forme.
Pour cette réalisation par un geste tournoyant autour de lui-même aboutissant à la complexification de la forme, une sorte d’auto-formation vivante s’est inscrit sur la surface de dessin. Un premier jet ressemblant à un signe, a prit des allures de ruban comme une route, une déambulation qui s’imprègne au fur et à mesure de répétitions.